RÉSUMÉ

EN DIRECT : Jeudi 25 février 2027 de 9h00 à 16h00

Le trouble d'accumulation compulsive (TAC) touche environ 2,6 % de la population, soit près de 223 700 personnes au Québec en 2021. Chez les aînés, la prévalence atteint 6 %, plus du double de la population générale. À titre de comparaison, la même année, environ 153 000 Québécois vivaient avec la maladie d'Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif. Le TAC est donc plus prévalent, et infiniment moins connu. Reconnu comme trouble distinct depuis le DSM-5 en 2013, il était auparavant traité comme un sous-type du trouble obsessionnel-compulsif. Cette reclassification a une portée clinique directe : le TAC ne répond pas aux traitements usuels du TOC, et appliquer un protocole d'exposition avec prévention de la réponse conçu pour le TOC produit peu de résultats. Le trouble débute à l'adolescence, se manifeste dans la trentaine, et la demande d'aide survient vers cinquante ans. Cet écart de trente ans explique la sévérité observée en clinique. Sans intervention, la proportion de présentations sévères ou modérées passe de 30 % à vingt ans à 80 % après quarante-six ans. Tel que nous le verrons dans cette formation en psychologie, les rémissions spontanées sont rares et les conséquences dépassent largement l'encombrement. Quatre-vingt-douze pour cent des personnes présentent un trouble anxieux ou dépressif. Elles consultent leur médecin cinq fois plus que la population générale, mais rarement pour le TAC. Vingt-quatre pour cent des décès évitables par incendie surviennent dans des ménages avec accumulation. Le logement est menacé : 3,3 % ont été évincées et 9,4 % menacées d'éviction. Enfin, une confusion persiste entre accumulation, encombrement et TAC. Une étude québécoise portant sur 136 situations d'accumulation importante montre que le TAC n'explique que 17,5 % des cas rencontrés sur le terrain. Présumer le TAC devant un logement encombré est une erreur d'évaluation et cela entraine des conséquences dommageables.

OBJECTIFS

  • Énoncer les critères diagnostiques du TAC selon le DSM-5, reconnaître un TAC subclinique, et distinguer le TAC du trouble obsessionnel-compulsif, du syndrome de Diogène, de l'autonégligence sévère, du collectionnisme et de l'achat compulsif.

  • Conduire une démarche clinique structurée devant une situation d'accumulation, choisir des outils d'évaluation des risques validés qui conviennent au contexte, et mener une visite de logement qui évalue sans stigmatiser.

  • Situer son rôle et ses limites dans une équipe interdisciplinaire, et distinguer ce qui relève de l'intervention psychosociale de ce qui relève de la psychothérapie.

  • Exposer les deux modèles explicatifs du TAC, le modèle cognitivo-comportemental de Frost et Hartl avec ses prolongements et le modèle basé sur les inférences, et choisir celui qui servira à formuler un cas.

  • Appliquer les stratégies d'intervention issues de ces deux modèles : enseignement des habiletés de décision, de catégorisation et de mémoire, désencombrement gradué, expérimentation comportementale, travail sur l'histoire illusoire, et réduction des méfaits lorsque la personne refuse de désencombrer.

  • Interpréter les données d'efficacité les plus récentes et identifier l'hypothèse derrière un blocage pour activer le levier correspondant.

CONTENU

    1. Syllabus - Accumulation compulsive - Natalia KOSZEGI

    1. Questionnaire - Accumulation compulsive

QUAND LES OBJETS PRENNENT TOUTE LA PLACE : COMPRENDRE, ÉVALUER ET INTERVENIR DANS LE TROUBLE D'ACCUMULATION COMPULSIVE

  • 260 $CAD + taxes applicables
  • 6h - Jeudi 25 février 2027 de 9h00 à 16h00
  • Formation continue accréditée par l'Ordre des psychologues du Québec : À venir

Votre Formatrice

Natalia KOSZEGI, D.Ps.,

psychologue

Natalia Koszegi est psychologue, formatrice et superviseure au Centre d’étude clinique sur le trouble obsessionnel-compulsif (CECTOC), affilié au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, où elle oeuvre depuis plus de 20 ans. Elle se spécialise dans l’évaluation et le traitement des troubles obsessionnels-compulsifs, incluant le trouble d’accumulation compulsive. Elle est coautrice de l’ouvrage Entre monts et merveilles : Comment reconnaître et surmonter l’accumulation compulsive, ainsi que de plusieurs articles scientifiques publiés dans des revues avec comité de lecture. Elle offre régulièrement des formations et des conférences auprès de professionnels de la santé mentale, notamment sur le trouble d’accumulation compulsive (TAC). Engagée dans la vulgarisation scientifique, elle participe également à des émissions de radio et de télévision afin de sensibiliser le grand public à cette problématique.

Reconnaissance et Admissibilité

Ordre professionnel